Le retour.

Il est revenu
Comme un empire, comme une maison.
Il est là.
Et d’être, sans rien d’autre,
Est ce que nous faisons,
Est ce que nous nous faisons.

Je l’aime car il n’est pas celui qui m’a détruite.
Je mets un CD de Prince, à fond, et je danse, comme il y a vingt ans dans cette maison lointaine et asiatique.

Quand je l’ai connu je vivais avec un autre. Une soirée a suffit pour basculer dans le définitif.
Rien ni personne ne pouvait empêcher,
même pas lui qui m’a déposée chez moi cette nuit là. Cela lui semblait si cruel pour cet « autre ».

Mais rentrée dans ce « chez moi » qui ne voulait déjà plus rien dire, allongée près de cet « autre », pourtant si beau, si aimant, si doux, j’avais froid dans la nuit épaisse des moussons.

Je suis ressortie pour lancer des cailloux à sa fenêtre. Mais il n’a pas répondu.

C’est le lendemain, en plein jour, que j’ai frappé à cette porte qui serait la mienne.

Dans ma tête les bagages étaient prêts.
L’amour changeait de corps.

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