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juin 14, 2010

Toi l’Amour

Hier j’avais tant de bonheur sous mes yeux.

Je te regardais sur la terrasse. Calme et lent et beau. Tu caressais les chats, un de chaque côté. Le soleil juste comme il faut. Un ciel rempli comme j’aime. De nuages blancs amis et de bleu, frange de ciel, dégagée, sur un visage ouvert.

Parfois juste un souffle d’air. Non, il ne faisait pas trop chaud. Il faisait juste. Et toi assis par terre en blanc et bleu. Au milieu. En plein mille. Et je retenais mes larmes. En songeant que j’étais une idiote mais je ne peux m’empêcher d’y penser. Au jour où tu ne seras plus là. C’est une maladie chez moi, une de plus. Mais le gouffre que tu vas laisser me rend dépecée de tout.

C’est que maintenant nous sommes si heureux. Tu sais je n’en parle à personne. Pas vraiment. C’est bien trop. C’est même trop pour nous.  Souvent nous nous frôlons, simplement, parce que cette union est tellement puissante que nous pourrions mourir d’amour sur place, explosés de délivrance. Tout cela ne peut se dire. Nous sommes pétales d’une même fleur. Grains d’osmose dans l’Océan. Et si différents, si différents.

Je ne veux pas vieillir. Je ne peux pas m’y faire. Je ne veux pas sans toi. Quelle force faudra-t-il trouver ? Je ne peux pas y penser, pourtant.

Tout. Hier au dehors j’ai tout touché de mon âme, de mes doigts, de mes yeux noyés de toi. Dans une profonde éternelle jouissance et sollicitude. Nous avons tant fait pour arriver là. Sans savoir où nous allions. Sans savoir où nous allons. Tu me regardes et je sais ce que tu penses. Comme moi.

Ce miracle.

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