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juin 4, 2010

IL FALLAIT POUSSIERE ORANGE

Il fallait le temps

Le temps d’une route qui file devant

Et l’arrivée

L’arrivée qui fait qu’un jour change tout

L’excitation et le merveilleux

Il fallait ce voyage, si court, si long.

Comme un voyage dans le temps au Pays des terres rouges du centre d’une terre. Un pays comme au centre de moi. Un moi coloré. Qui efface ce qui l’arrange dans un trait de poussière.

Il me fallait ces couleurs. Ce fond qui fera la forme qui sera changeante.

Il me fallait cette lumière qui n’aurait peur de rien. Et ce sentiment d’être restée là bas, comme toujours. Le toujours est là- bas et tu le ramènes en ton centre. Centre irradié. Centre orange, terre de sienne, de toi.

La couleur de la vie, avec d’autres. Voir des gens heureux, rendre heureux des gens, parcourir un bout de chemin. Toujours terrien. Terre à terre. Pieds dans le sable orange doux comme la poudre de riz de nos mamies. Descendre en son profond et sa profonde tendresse. La poussière de ce qu’il reste, de ce que tu es totalement.

Tâter du proche, du possible.

Ouvrir les écoutilles.

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