Archive for août, 2010

août 24, 2010

Un matin en boucle

Ce matin allongée sur le lit et tu sais que ma fenêtre est ouverte j’ai juste à ouvrir les yeux aussi.

Ce matin j’ai d’abord vu les petits roses chahutant. Illuminés en attendant que ce qu’on appelle le jour, le vrai jour, arrive. Il faut que je te dise que la nuit fut tiède et encombrée de mon corps par ci par là. L’air minutieux, je ne savais pas puis j’ai trouvé des rêves. Je suis partie j’ai traversé l’Atlantique. Puis j’ai changé d’oreiller puis tu te réveilles je ne sais comment. Qu’est ce qui fait que tu ouvres les yeux ?

Toujours est-il qu’au delà des roses de l’aube, le ciel se couvrait redoutant un soleil écrasant. C’était lisse et lent comme une armée de coudes serrés. Je suis restée regarder comment les trous d’un bleu qui avait passé sa nuit là allaient se comporter. Il m’a laissé attendre. Le ciel peut, tu sais. Que j’entende que je vois. J’aurais pu me glisser dans cette faille des beaux jours qu’il me laissait. J’ai regardé les choses douces se faire. Rien n’est fixé, tout est en mouvement et tu ne dois pas lâcher des yeux. Laisser seul un nuage et tu ne sais pas où tu le reverras, ou pas. Ne vas pas dire que tu ne savais pas, ne fais pas l’innocent ni l’innocente.

Faut-il écouter la radio le matin ? En fait c’est ça la question. J’hésite. Avant c’était systématique mais les infos sont devenues tellement banales et prévisibles. Il reste encore une onde audible avec Culture dedans et le nom d’un pays  (quel assemblage problématique d’un divorce permanent ! ),  mais pour le reste…

Quelque chose doit changer, la première c’est toi. Débrouilles-toi. Mais à force de sélectionner et sélectionner et ce que tu lis et et ce que tu écoutes et ce que tu vois, tu vas finir où ? Tu seules avec d’autres. Tu pas. Tu ne sais plus. Le monde qui t’entoure dit-on ? Mis à distance ? Retrouver le lien et les conséquences. Oui il y a toujours des conséquences . Le monde est monde et est le pouvoir. Et il y a le pouvoir et les opportunités. Se redresser, se rétrécir, se camoufler ? Faire à la juste mesure d’un être utile.

Rien ne stagne, quoi que tu ne fasses pas. Rien ne reste à sa place même si tu le crois. Et rien tu ne maîtrises pas. Non plus.

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août 23, 2010

L’existence

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A l’attention

A la distance

A la croisée

Défais les liens puis les refais

Fée.

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août 17, 2010

A deux roues et puis loin.

J’ai roulé à vélo sur une petite route de terre caillouteuse ce midi. Un vrai terrain miné où tituber et chercher une bordure, un morceau par où passer sans exploser les pneus du vélo ordinaire.

Je me suis soudain rappelé de notre longue sortie . Marie, ta poupée de six ans et moi dans la campagne laotienne. Sortir en vélo un dimanche après-midi pouvait relever de l’exploit ou de la folie inconsciente. Mais cela te plaisait beaucoup et tu avais raison. La chaleur laissait parfois un glissement d’existence possible au dehors et c’était vraiment drôle et improbable. Nous cahotantes au milieu des rizières, au milieu de rien, de petits hameaux de pacotilles, de bambous et de boue.

On a trouvé une buvette, un truc au milieu de nulle part mais la route se poursuivait. On a réussi à boire un truc, mais grignoter, à peine, Poupée avait envie mais quoi ? Pourtant elle, née au Viet-Nam, mange du salé au goûter et met des sauces au poisson dans ses yaourts mais, là, je ne sais plus si elle a trouvé une saloperie à sucer.

La chaleur nous est retombée dessus au dehors. Les roues partaient comme elles pouvaient dans tous les côtés, les ornières, la terre sèche comme une trique. Je ne me souvenais plus de cette balade, tu vois. J’ai une mémoire très capricieuse, tendance au retranchement pour sauver le Titanic de l’existence.

Mais ce midi  j’ai souris en me voyant valdinguer dans les cailloux si loin de nous, si loin de ce que nous fûmes. Sommes nous encore ? La Poupée a vingt ans et je n’ai plus de nouvelles. Est-ce important ? On est proches quand on est présents, quand on peut se toucher et faire valser nos vélos en buvant un Coca chaud au milieu de nulle part. Ensuite, on repart. Ne reste que la mémoire qui se prend à faire la belle à vélo quand il fait trop chaud.

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août 15, 2010

Bashung

Bon, si tu as raté les huit premières émissions, tu peux encore te rattraper sur les deux prochains dimanche, à 12h sur France Inter. Jolie rétrospective, pleine d’interviews, de voix et de musiques.

Aujourd’hui c’était l’album l’Imprudence, 2001.

Tu perds ton temps à te percer à jour

Devant l’obstacle, tu verras, on se reflète

A l’avenir, laisse venir….L’imprudence

Nous nous sommes posés tous les deux avec le thé autour de la table en bambou. Dans le silence. Ecoutant  sa dernière femme, son fils, ses musiciens, son parolier, et lui. LUI.

J’ai trop de mal à écouter Bashung depuis qu’il est parti. Je pleure, je ne peux pas me faire à l’idée qu’il n’est plus là à côté, prêt à m’emporter, à nous étonner, nous dévier, nous fulgurer, nous embarrasser, nous dévaster. Toi tu connais toutes ses chansons par coeur. Tu ne disais rien et tu ne bougeais pas et je n’osais te regarder car je savais que tes yeux se noyaient.

Déviances, métamorphoses, poésies, mots entourloupés, dégagés de leur gangues. Artiste plein, plein à la tonne de souffrance et de liberté. Débattu, fouetté, des nuits, des années, des vies par tranches plombées, rapatriements, expéditions sur les fronts où tu courais, pour arriver dans nos oreilles et entrer dans nos vies. Capharnaüm de l’existence, tout arracher au passage. Dire, dire, dire, partir aveugle, revenir sourd, reprendre les gants, se noyer dedans, enfanter l’espoir fou et l’étrangler, ne rien guérir, et dire, dire, redire et en crever.

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août 14, 2010

Ciseaux, feuille et mots s’amusent. Motsjeu.

Dans un magazine des mots captés qui m’attirent. Et jouer un peu…

Motsje s’invitent et ne choisissent pas, laissent la fantaisie d’un coup de pouce, d’un mouvement en faille, en faillite, en sursaut, jouer de toi.

Un p’tit peu, un peu, juste, just for fun they say. Humm ? T’en penses quoi ?

Inspirée par là où avec  lui,  c’est vraiment autre chose…

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août 9, 2010

Léo, toi et le tigre

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Quand j’écoute Léo Ferré c’est toi que je vois. Toi qui n’est plus dans mes bras depuis longtemps mais toi qui a vu ce lion là. Toi qui racontais tellement bien les histoires.

Je me souviens de nous en nos débuts, sortis d’une nuit nouvelle et hypothétique, nous redescendions vers la gare mais j’étais confiante. Je ne sais plus pourquoi. Où en étions nous de nos joutes douces-amères ?

Toujours est-il que tu étais fier de toi à la place passagère  – de moi – et nous parlions, toi en fait, tu me racontais. Et tu chantais une chanson, une chanson à textes comme on disait autrefois, une chanson de révolte, de la Commune, ou autre.  Tu les connaissais par coeur. Ce jour là dans cette voiture tu m’as aussi appris que tu peignais, plus jeune, mais que tu avais tout détruit.  Cela ne m’a pas étonnée. Tu avais plusieurs métiers  et plusieurs vies déjà, et des secrets en pagaille, je n’en doutais pas. Comme moi, ta vie d’adulte avait commencé vers 16 ans, droit devant. Nous commencions tout juste à nous avouer l’un l’autre, je crois qu’on s’était rencontrés, oui, sans doute l’année précédente, et depuis, les continents nous séparaient comme ils savent faire.

Au tout début de notre rencontre en pays khmer tu m’as vite parlé de Ferré. Ferré et l’anarchie, bien sûr. Toi membre, très actif,  dès 18 ans , de la Fédé parisienne. Tu avais organisé un concert au merveilleux Cirque d’Hiver et dans les coulisses tu avais rencontré l’artiste, l’idole. Tu l’avais trouvé plutôt silencieux mais toi même, j’imagine, tu étais dans tes petits souliers. Ne me dis pas qu’à vingt ans tu étais déjà un coq téméraire face au grand lion  !

Voilà que quelque part, au fond de cet espace , il y a des animaux, dont un tigre et qu’on peut le voir à travers une lucarne. Tu regardes. Le tigre t’en met plein la tête. Place à Léo qui met son oeil dans la fente. Puis il se tourne vers toi et te dit « Tu as vu son oeil ?! », l’air admiratif. Et tu vois l’oeil de Ferré et tu vois l’oeil du tigre et ces deux là restent pour toujours associés dans ta mémoire vive. Tu ne sais lequel des deux te parait le plus puissant.

Deux ans plus tard je suis en France et toi encore là-bas. Le doute a doublé la distance, je suis en déroute de tes silences. J’entends à la radio que Léo est mort. Mon coeur se serre. Et je te l’écris. La lettre traversera les airs et t’arrivera bien. L’année suivante, celle où tu me reviens pour de bon, nous sommes heureux au bord de la Seine. Les bateaux partent vers Le Havre de Paris à Rouen. Nous roucoulons, coule la sève, ouvre le ban, nous sommes enfin, nous sommes. Tu me dis que je suis celle qui t’a appris la mort de Ferré. Que je suis celle là, celle qui y a pensé. Tu me dis que tu l’as su par cette lettre dans laquelle je voulais te rejoindre ce jour là au moins, grâce à lui qui jamais ne disparaitra. Pas en moi, pas en toi.  Tu es celui qui a vu le tigre dans ses yeux.

Aujourd’hui à chaque fois que j’entends Ferré je pense à toi, au tigre et à Léo l’oeil dans la lucarne face à son double, ou presque, et à tes vingt ans de ce moment. Gravés en moi, gravés en toi. Il y a de ces souvenirs qui ne sont pas des nôtres mais le deviennent je ne sais comment. Ils passent d’un corps à l’autre comme des passeurs et s’emparent des mémoires à l’origine étrangères, tourbillonnent et font leur lit, sans doute par amour, exclusivement, comme on transmettrait un gène incidemment.

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août 6, 2010

Fiancée des nuages ?

Cela a commencé hier soir. Comme ça.

Je suis amoureuse des nuages et déjà hier avant qu’ils ne se couchent, nous avions ce rendez-vous. Mais bien sûr, je ne soupçonnais rien.

Un rendez-vous jamais comme un autre, bien sûr. Mais je ne savais pas que le lendemain serait ce lendemain. Ce serait aujourd’hui et la lune me tirerait du lit, de bonne grâce. Je suis consentante.

Pas encore six heures mais le coeur est debout. Le corps doit suivre. Encore un rendez-vous amoureux avec le jour.

Je me sens invincible et il y a une pureté incroyable dans l’atmosphère. Les oiseaux piaillent comme au printemps. Rien n’est comme hier.

La lune s’accroche, elle a pris possession du ciel qu’il soit noir, bleu ou gris. Aucune couleur, même le rose ou le blanc, ne change son regard. Sa présence. Elle est totalement là ce matin. Et moi je me sens totalement partout. Elargie. Aimante.

Au moment où je t’écris il y a encore un filet de lune en l’air et le soleil est rond, encore bas, mais je te dis qu’il est sûr de ce qu’il fait. Pas un nuages. Les bruits sont suspendus. Les oiseaux essayent encore.

L’amour est passé, il a traversé la nuit pour arriver à l’aube. Il y avait cette puissance que la vie réclame et parfois tu ne vois rien. On ne doit pas aimer les personnes. On doit aimer leurs forêts, leurs océans.

Ce matin pour toi. Je voulais te le dire.

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août 4, 2010

En pente à soi, et pour de bon ?

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J’ai fait un rêve. J’en suis toute déplumée. Il y avait tant de choses, un rêve rempli. J’en ai mis

Mais j’en ai oublié. Enfin… j’ai encore des images qui commence à se mêler. Je t’ai vu enceint aussi. Oui, toi l’Homme, tu avais un ventre de femme enceinte de huit mois. Et on rigolait bien. Cela t’était venu tout d’un coup je crois, sans trop prévenir. Tu étais devant le frigo et je te voyais de profil et cette proéminence d’éminence m’apparaissait. Ton regard en coin. On ne disait rien. Rien à dire. Sourire.

Le rêve c’est comme un autre monde qui entre dans le tien, dans ce quotidien dont les limites sont absurdes et qu’on voudrait faire péter par plein de bouts. Ce monde entouré de barbelés, de restrictions que l’humain se créé. Quand tout fuse de tous côtés, création et amour en tête, suivis de leur cortège libertaire, on cherche les failles, les pôles où échapper vers des grands Nords et des grands Sud, des Est et Ouest. A cheval, en chariot, à vélo, à la nage, en vol plané, tout serait bon pour exister, exister et sortir de la gangue molle et peureuse où la vie s’enchaîne parfois.

Dévaler la colline verte sur le dos dans les herbes qui se ploient. Tout écarter sur le passage.

Tiens, j’ai déjà écrit cela, je crois…Quoi de meilleur, tu me diras, que de se laisser rouler comme un petit fou dans une pente d’herbes vertes ? Les yeux fermés de joie, avec des battements de coeur en pagaille et un soupçon de trouille d’inconnu ? Quoi de mieux ? Quoi ?

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août 3, 2010

Destina-terre

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Un peu plus loin des chèvres au bout du chemin et c’est tout.

C’est tout.

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août 2, 2010

La sécurité ?

En 2001 j’avais tout ce qui me fallait. J’étais au top de moi-même, on pourrait dire. En prime de l’essentiel amour, j’avais deux boulots parfaits. Je m’amusais bien, j’apprenais sans trop croiser des cinglés, juste ce qu’il faut car il faut bien des chefs -qui-aiment-le-pouvoir, à ce qu’il parait.

J’allais d’une petite ville à une autre petite ville répandre ma bonne volonté tout en ne croisant que campagnes et rivières sur ma route. Pour couronner mon tout, je terminais deux ans de recherche universitaire. Je soutenais un Master face à des profs en or qui me sur-notaient car c’est comme cela les études à la quarantaine on est quasi entre collègues, entre adultes, on s’aime un peu tout de même. Vraiment, disons le. Cet aboutissement en était un de taille. Un très long cheminement, un choix, une preuve, une revanche. Une joie.

Et puis la fin de l’été a commencé à être un début de catastrophe. Mon 11 septembre à moi avant l’heure, juste un défaut de timing, moi c’était vers le 27 aout 2001. Tu vois, presque. Je ne vais pas raconter là. Trop long. Mais c’est à ce moment là que ma mère a été mise de force, par mon frère,  dans une maison de vieux et que la dégringolade de sa démence a pris le dessus. Normal. Je te mets là où elle s’est retrouvée et tu plonges direct, tu deviens dingue de dingue, raide.

Juste trois semaines après, les tours s’effondrent et moi je passe ma soutenance. Est-ce à cause de.. quoi je ne sais, de tout cela à la fois ? Mais voilà que je m’amuse à penser qu’il me faudrait peut être maintenant un boulot fixe. Une idée saugrenue qui jamais dans ma vie ne m’était venue. J’en avais déjà eu des boulots fixes et donc stables et le but avait été de les quitter le plus rapidement possible. Parce que, franchement, quel interêt ?  Je n’ai pas fait de gosses aussi pour cela, pour voguer à ma guise sans boulet au pied. Pour n’être obligée de rien matériellement, de ma petite personne égoïstement vivre. Point. Et qui aime suive, bien.

Non mais là, je m’ennuyais peut être à ranger mes fatras de cours de fac, je cherchais à me prouver encore quelque chose ? Je me suis mise dans l’idée de passer un concours. Je n’avais aucune idée de ce que je faisais. Je travaillais avec des collectivités territoriales, conseil généraux, mairies et compagnie, avec des gens très sympas qui me donnaient envie. J’ai donc révisé, très sérieusement et passé cette chose à l’écrit puis à l’oral. Je n’ai jamais fait un truc aussi débile. Ecrits : sujets débiles, enfin surtout dans ce cadre là. Je savais ce qu’il fallait ne pas mettre. C’était le degré zéro de l’intelligence. Un jeu. Puis à l’oral c’était le face à face avec des sadiques qui cherchent à te mettre mal à l’aise, te piéger, te faire passer pour une m…..Un monde à part. Le summum de la bêtise et de la méchanceté, de l’arrogance et de la prétention.

Comme une con j’ai eu ce concours. Je suis vraiment une bonne comédienne mais j’avais plutôt honte de m’être abaissée à ce point. Puis un an plus tard j’ai pris un poste de fonctionnaire quelque part. Ce concours m’offrait la possibilité d’être « chef » de quelque chose. Je voulais voir ? Je voulais gagner du fric années après années et ne plus être funambule ? Une de mes amies m’a demandé si j’étais folle. J’étais surtout inconsciente. J’ai appris beaucoup et beaucoup stressé. J’ai découvert un univers de malades. Avec des personnes qui crèvent de leur boulot, d’autres qui emmerdent le monde jusqu’à la retraite car ce sera tout ce qui leur restera. Des gens formidables aussi, mais en  minorité. Bien sûr, tu imagines la suite, je me suis barrée fissa au bout de trois ans. J’ai pris « une dispo » comme on dit. J’ai droit à dix années de réflexion, j’en ai fait cinq. Chaque été je refais ma lettre de prolongation de ma liberté. C’est toujours un moment-clé. Où je souris et poste en recommandé cette foutue liberté, mon risque, ma fierté. Et un jour il faudra tirer le trait définitif. Plus de filet. Assumer.

J’ai perdu beaucoup de moi dans cette histoire, je commence tout juste à récupérer et heureusement ma mère est morte pour arrêter les frais de  ce désastre, de cette fuite vers le fantôme de la sécurité.

La sécurité ? Bien sûr quand tes tours s’effondrent, tu es tenté. Tu marches à côté de tes pompes alors tu aurais comme un besoin de cadrer la catastrophe ? Mais le besoin de sécurité dans ta vie professionnelle c’est le début de ta fin en soi. C’est la peur à tes côtés, c’est le goutte à goutte poisonneux qui s’infiltre. Tu lâches tes biens précieux, ceux de ta créativité, ceux de l’amour d’exister sans peurs, ceux du gai vivre, ceux du droit-dans-les-bottes de toi.

Non. La sécurité c’est quand vraiment tu vas trop mal et que tu ne peux plus faire autrement. D’ailleurs tu n’en n’as guère conscience sur le moment. Tu te plantes une  flûte au bec pour charmer tes serpents, tu crois que c’est pour du bien. Tu mens. Un jour folie reprend. Toi. Vraiment. Dedans. Laisse. Ecoute. Prends. Va, vers toi, va . Tant.

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