Une journée

.

Comment ? Et serait-ce trop de choses. Il y aurait ce qu’on pense et ce qui se passe. Comment ?

Il y aurait le rempli et le vide et toute la surface à tapisser de regrets, bande d’abrutis que tu es. Petit chose mal peignée qui traîne au dedans de toi. Se tenir debout est déjà assez difficile. Qu’ai je fais ce matin ? J’ai revu. Des lieux de travail et des personnes à côtoyer. Je sens que ce sera gai et fatigant, parce que toujours les gens. Toujours les gens, mais quand même. Le corps d’être. Une table autour. Un thé , deux thés, odeur de cannelle, des filles, des papiers. Rien de pressé. Ce lieu est vraiment aimable, je m’en bénis des deux pieds, je pourrais être tout à fait autre et ailleurs. J’y ai pensé tout de suite longeant le couloir  encore noirci  ( tout a cramé en janvier, la vie de quartier…) je me suis dit, ouf, tu échappes à cet autre bureau, à cet autre job  payé quatre fois plus mais tellement merdique. Un boulot ça te change la vie. Pas de boulot aussi.

Revenue je me sens sur le quai. Quelque chose va partir, va se dérouler. Et tout ce que je pensais être bien sûr, prend une autre tournure en refaisant les pas dans les rues, petites, petites maisons, calme, circulation, passage au pôle emploi déposer courrier, monde dans le hall, juste apercevoir, sourires, boîte aux lettres, poster une carte colorée pour une petite fille qui ne va plus à l’école, heureuse liberté accordée, parents qui veulent une vie autrement, et ce bébé de cette maman jeune collègue, qui à trois mois se retrouve  dans un lieu de garde collectif, pas fait pour elle, cadrage, rupture, parents qui ne savent pas, et tant mieux, ce qui se vit dans ces lieux là. Vaut-il mieux ne rien savoir parfois ?

J’étais tout de même toute désolée pour ce bout de chou de la savoir malheureuse déjà d’une séparation non voulue mais prise dans le flot, déjà dépendante de choix bizarre fait comme malgré. Encore un dommage à subir. Larmes et cris à peine sorti du nid. Je trouve qu’on apprend bien trop tôt les ruptures. Et ne va pas me dire que c’est pour notre bien.

.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :