Je ne cherche plus

 

Je trouve de moins en moins le goût d’aller chercher sur le net. Je trouve de moins en moins de choses, forcément, puisque je cherche ailleurs. L’addiction s’estompe, sans douleur. Je pose des choses sur mes bouts d’espaces , j’en suis contente. Je fais un petit tour vers ceux que j’aime. Et le tour est joué. Le jeu s’éteint avec le clic de fin. J’ai trouvé plein même peu. Je n’ai plus de quête. Je connais les tartines et les bonnes confitures à mettre dessus. Aucune douleur ne se résous. Mais des petits- beurres dessous-dessus. Cela fait du bien. Tout est affaire d’humeur. Le grand charivari. On s’utilise, on pense les uns aux autres. Pleuplés de solitudes  qui font vivre. J’ai essuyé mon temps sur les vitres de l’ordinateur, je ne suis pas bonne pour faire les carreaux. J’ai moins l’envie car moins d’attente. Oui attentes j’avais, normal devant un nouveau joujou et ce néant de l’autre côté. Blanc des yeux. Soif. Vide.

Je ne cherche plus ce que j’ai trouvé. J’ai fait un premier tour, une première année moulti-bloguesque. Le temps des rencontres a commencé. On sait à qui on a à faire. On va se regarder dans les yeux.

C’est le mieux.

J’ai épluché des regrets, j’ai mis des peaux dans des pages, décortiqué certains souvenirs. J’ai parfois l’impression que cela m’a aidé, surtout ici. Je laisse le poids. Je me moque de moi. Je vois qu’il n’y a rien. Cette illusion qui demande tant de légèreté d’avec soi-même.

Sur la petite route il y avait, en lisière, cette fleur bleue. Elle s’appelle poésie, elle est au bord, entre gravillons, goudron, terre et herbes. En sandwich, en prise, entre le bord et le bord, chacun menant tout à fait ailleurs. Juste à la frontière quelque chose pousse, se maintient, se fout de tout, comme ces marchands sur les quais népalais qui suivent le train en courant, pour te vendre par la fenêtre leur produit, leur thé brûlant, ton repas. Jusqu’à ce que leurs pas puissent encore les porter, à la limite de la vitesse d’un corps, d’un bras tendu à se rompre, quelque chose s’impose à toi tant que tu crois vivre.

 

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