Nouvelle terre

J’ai rêvé de grands espaces.

Une campagne vallonnée et sans fin, sans ville à l’horizon. Une sorte de réunion sportive avec des motos assez cocasses. Une école transformée, refaite totalement car abandonnée. L’intérieur était tout en blanc, avec un matériau isolant, on se serait cru à l’hopital. Alors finalement, ces plaques isolantes blanches étaient enlevées par endroits et remplacées par du matériau gris. Je déclarais que j’allais peindre, de toutes façons, des couleurs. On me disait que c’était impossible sur ces murs. Je disais que si, je mettrai des couleurs et aussi des tas de trucs accrochés, jolis.

Dans un autre coin de la bâtisse un vestiaire abandonné, presque une allure de grange. J’y dépose des vetements, je me change pour aller dehors. Et je suis en fait dans les champs, là où j’ai réellement vécu, une résidence adorable en pleine campagne avec une rivière en bas. Tout cet espace magnifique où je marchais autrefois, la descente vers l’eau, les prés, les bois, sont transformés. Une ferme nouvelle a été bâtie. Très belle. Grand bâtiment neuf, toit orange de tuiles. Une maison adossée, avec des niveaux et des escaliers en bois. Je suis excitée, très surprise. C’est comme une nouvelle ère.( une majorité de ces endroits, dans la vraie vie, ne sont pas constructibles à cause de la rivière)

Un chemin descend pour accéder à la ferme. Je veux descendre et parler au propriétaire qui est en bas. Des animaux passent. Un chevreuil. Mais je remonte changer de chaussures, tout est glissant et boueux. J’ai le coeur qui cogne, c’est comme si on avait construit chez moi. J’envie ce lieu nouveau, il me plaît. Je voudrais y vivre.

Retour dans les grands champs et la construction toute en blanc. Des personnes courent dehors, s’ébattent dans les collines et rient beaucoup. Les motards sont des jeunes, style collégiens. Il y a aussi des genre de parachutistes ou delta-planes ? La vue est large, dégagée au loin, on a un sentiment d’espace. Il n’y a pas de soleil, des collines un peu jaunes, des brumes, des couleurs de paille, peu de vert. Je crois qu’on fait venir un tracteur.

Cette contrée est comme revenue totalement à l’agriculture, comme dans un autre espace-temps, futur. On reprend ce qui est resté, des batiments, des collines entières et on refait, on exploite ce qui n’était plus exploité. On re-habite et refait vivre ce qui était déserté. Il n’y a aucun bruit. Il y a un grand silence. Nous sommes peu nombreux. Et toujours aucune ville, aucun agglomérats de construction à l’horizon, à 360 degrés les collines vides d’humains ou d’habitations, pleines d’elles mêmes.

Un endroit où l’on construit des fermes, toutes neuves.

.

.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :