Pas besoin de quoi

De quoi me faut-il dans la vie ? Je ne sais pas. Au fond, le croyais-je ?

Est-ce l’amour ? Oui mais si tu as.

Est-ce un lieu précis ? Non, je ne peux pas.Pas seulement comme ça. Je ne saurais pas. Je pense parfois à la mer et je me retrouve au bord des montagnes. Oui mais quelles montagnes ! Elles sont spéciales. Ce sont des roches sculptées, énormes, éléphantesques, qui laissent des places, des percées pleines de rivières. Des vallées larges, des passages, des routes sous lesquelles tu passes sous la roche, tu baisses la tête même dans la voiture.

De quoi ai-je besoin ? Je dis souvent que le bonheur est dans la tête, dans l’être, dans la volonté farouche, dans la résistance.

De quoi ai-je besoin ? De la solitude ?

De quoi ai-je besoin ? De musique ? Mais pourtant je passe beaucoup de jours sans. Puis quand je la retrouve je me demande comment je vivais avant.

De quoi ai-je besoin, maintenant ? Parce qu’avant je sais. Je vivais surtout en sachant ce que je ne voulais pas. Je ne voulais pas de ligne droite. Je ne voulais jamais rester là où j’étais bien. Je voulais toujours voir l’herbe du pré à côté. J’ai eu même ce à quoi je ne pensais pas, je ne savais pas. Je disais autant non que oui.

Qu’est ce que je veux aujourd’hui ?

Ne plus me poser la question. Serais-je dans l’Avoir autant que dans l’Etre ? Ai-je les mains pleines ? Serais je encore amoureuse autant, dans la vie qu’il me reste à vivre ?

De quoi ai-je besoin ? Me découvrir encore. Faire le contraire de ce que je pensais faire. Etre prise au dépourvu. Voilà l’amant admirable, ce dépourvu qui te prend. Pas de gants pour une vie pas douce. Est-ce que je veux la douceur ? Parfois c’est bon contre ton coeur. Mais je veux le dépourvu, être dérangée comme une folle. Mais te tenir serré. Car je t’ai.

Avoir l’amour n’existe pas. Nous sommes deux nids séparés et nous rions car nous savons. Que d’un revers de main, tout peut s’arrêter. Tu n’as pas peur. C’est sans doute pourquoi je t’aime encore. Tu tiens face à l’adversité de moi-même.Tu me protèges de moi.

Ai-je besoin de moi ? Qui, seule, qui a besoin ?

Qui a besoin de quoi ?

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2 commentaires to “Pas besoin de quoi”

  1. très en phase avec tout ça..tout ce ressenti flou.. moi non plus je ne sais pas à quoi ça tient , ce bonheur sans nom , cette sensation d’être bien , pourtant , je ne suis pas bien sur tous les horizons , en ce moment c’est le trop plein qui domine et le manque de nonchalance avec l’aimé ,faute de vide .
    mais nous aussi on est des cabochards indépendants qui respirons à l’aise de ne pas fusionner mignon-mignonne, mais plutôt compagnons rigolards de nos mutuelles imperfectitudes, un soutien , des mots pas trop, y’a pas besoin sans arrêt , mais manger les cerises du même arbre ,sous le ciel bleu , ça nous parle d’amour tellement qu’on n’a pas à verifier..
    je sens que chez vous il faut que ça circule aussi ..n’est-ce pas

    • Merci pour ce beau commentaire. Et puis j’ai toujours une affection pour celui ou celle qui est le premier à commenter, un sourire complice en prime.
      Tu dis bien tout ça; j’aime ton « le trop plein …faute de vide ». Et Oui « il faut que ça circule » chez moi aussi. J’aime la solitude, enfin je le dis, il aime la présence non stop, enfin je le crois et puis quand il dit, lui,finalement, je découvre à chaque fois autre chose.. L’amour prend ses marques malgré nous, silencieusement, comme une racine, mais aussi parce qu’on s’est battus fortement, pour et contre, loin et près.

      Avoir de l’expérience dans le partage amoureux ne sert pas tant que cela,( je ne crois pas en « l’expérience en amour » car je ne veux rien maitriser ni calculer dans mes amours…) mais… mais cela sert juste à se connaître un peu mieux, à avoir fait tout de même pas mal de conneries, a avoir perdu des êtres chéris, à oser se dire et affirmer qu’on est fragile plus qu’on ne le montre ? Peut être…?
      Par contre nous on cause, je dois dire. Je dis. Je ne laisse plus de malaise ou du quotidien masquer mes ressentis quand ils ne sont pas bons. J’ai pris conscience récemment d’une chose : je trompe vraiment mon monde avec mes apparences, je dois faire attention à exprimer le marasme interne, la folie , quand ça déborde (…au point de me transformer totalement et de transformer totalement ma vision de ma vie et de mes choix…une légère bipolarité en latence, sans doute, ou genre….)..

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