Archive for ‘poézique’

février 22, 2011

Le fil du Temps

Très peu et lentement, intensément et sans retour

S’assemblent

Et sans qu’on sache comment.

 

.

Publicités
Étiquettes : ,
février 13, 2011

Doux

Il fait doux. Depuis hier, depuis peut être plus longtemps mais il y a cette tendresse dans l’air. C’est drôle comme on n’oublie rien des sensations. Je ne sais pas ce qu’est cette mémoire intime entre nous et l’extérieur. Le temps qu’il fait, ce que cela nous fait, ce qu’il pose sur nous. Ce qu’il offre. Nous sommes des sauterelles fragiles. Repliées, dépliées. Tangibles et invisibles sont nos fils de sauterelles entre les arbres. L’arbre du printemps, celui de l’hiver. Il y a des moments où ils se tissent, nous ouvrent des voies. Je ne fais que ressentir et être surprise. Ce que je dis n’est que du vent.

.

février 10, 2011

Champ d’aimer

Le champ de blé où je t’aimais a fait des petits hier.

Avec des baguettes je le mangerai.

Et puis…

.

Étiquettes : ,
janvier 9, 2011

Passagère

Un sac, un quai. Autour d’elle le tout défile dans ses cheveux. Elle se rappelle et elle oublie.

Un sac, une rue, un bus traverse une ville. Derrière se posent les ponts entre ses années.

Un sac, des escaliers, les uns descendent les autres montent. Tous au même endroit et elle, elle pose pied là où elle ne s’attend pas.

.

décembre 31, 2010

Possibles

Dans la vie il faut si peu attendre et surtout s’étendre

Attraper le hasard, lui sauter dessus

En savoir le moins

Possible sur son compte et lui sauter au cou.

 

 

.

novembre 24, 2010

Se retrouver

C’est bien d’avoir du temps.

Je ne sais pas comment cela m’est venu mais je sais quand. Et je crois que j’ai renoué en quelque sorte. Retrouvé, repris à la source ce cours.

C’est bien d’avoir le temps. Ce n’est pas toujours facile, il faut avoir beaucoup à dire et à taire. Il faut s’assoir et attendre. C’est cette façon de voir les choses. De ne plus pouvoir laisser passer, être sûr qu’on sera là au bon moment. C’est pour cela qu’il faut du temps. Et lui offrir gîte et couvert.

Je ne sais pas comment c’est revenu, même si je sais quand puisque c’est le deuil qui a fait. J’ai presque envie de dire Merci à celle qui. Dans sa douleur et sa misère de mourir si lentement. J’ai presque envie encore de la remercier. Me mettre au monde et à nouveau m’offrir cette chance, ce luxe, de continuer à dire non, de changer de position, de tout défaire encore. Comme ces centaines de valises qu’ensemble nous faisions.

 

.

octobre 19, 2010

Embrouilles

Avec l’ironie

la disgrâce

le plein

l’amour à tordre sous des toits italiens

Avec

rien

un salpêtre embrouille les coins

quatre à quatre

mains

illusion objective

patacaisse pieds dessus

mets

passe

j’ai oublié les valises

j’ai raté le truc roulant

perdue

pensées effectives

trop de monde avec

sans.

.

Étiquettes :
août 23, 2010

L’existence

.

A l’attention

A la distance

A la croisée

Défais les liens puis les refais

Fée.

Étiquettes : ,
août 15, 2010

Bashung

Bon, si tu as raté les huit premières émissions, tu peux encore te rattraper sur les deux prochains dimanche, à 12h sur France Inter. Jolie rétrospective, pleine d’interviews, de voix et de musiques.

Aujourd’hui c’était l’album l’Imprudence, 2001.

Tu perds ton temps à te percer à jour

Devant l’obstacle, tu verras, on se reflète

A l’avenir, laisse venir….L’imprudence

Nous nous sommes posés tous les deux avec le thé autour de la table en bambou. Dans le silence. Ecoutant  sa dernière femme, son fils, ses musiciens, son parolier, et lui. LUI.

J’ai trop de mal à écouter Bashung depuis qu’il est parti. Je pleure, je ne peux pas me faire à l’idée qu’il n’est plus là à côté, prêt à m’emporter, à nous étonner, nous dévier, nous fulgurer, nous embarrasser, nous dévaster. Toi tu connais toutes ses chansons par coeur. Tu ne disais rien et tu ne bougeais pas et je n’osais te regarder car je savais que tes yeux se noyaient.

Déviances, métamorphoses, poésies, mots entourloupés, dégagés de leur gangues. Artiste plein, plein à la tonne de souffrance et de liberté. Débattu, fouetté, des nuits, des années, des vies par tranches plombées, rapatriements, expéditions sur les fronts où tu courais, pour arriver dans nos oreilles et entrer dans nos vies. Capharnaüm de l’existence, tout arracher au passage. Dire, dire, dire, partir aveugle, revenir sourd, reprendre les gants, se noyer dedans, enfanter l’espoir fou et l’étrangler, ne rien guérir, et dire, dire, redire et en crever.

.

août 14, 2010

Ciseaux, feuille et mots s’amusent. Motsjeu.

Dans un magazine des mots captés qui m’attirent. Et jouer un peu…

Motsje s’invitent et ne choisissent pas, laissent la fantaisie d’un coup de pouce, d’un mouvement en faille, en faillite, en sursaut, jouer de toi.

Un p’tit peu, un peu, juste, just for fun they say. Humm ? T’en penses quoi ?

Inspirée par là où avec  lui,  c’est vraiment autre chose…

.

juillet 18, 2010

Loin du corps

.

Un jour partir et trouver la force de le faire le coeur ouvert. C’est mon plus grand désir. Mon défi.

J’ai vu la mort qui prend le temps et se délecte faisant de toi un pantin maltraité, un objet d’indignité de vivre. Je voudrais tant rester actrice de mon esprit et qu’il amène mon corps par là où il fait sens. Partir c’est le corps qui n’en peut plus un jour se coucher et aller voir ailleurs comme il l’a dit ce bel acteur qui a terminé sa lutte. Parce que la douleur te prend tout. Alors partir ailleurs. Dans l’amour d’avoir été. Dans l’amour de la vie et de l’humanité. Glisser dans le silence, non, vous êtes si bavards ensuite. Non, sortir de sa peau, tout simplement. Se débarrasser d’un corps impuissant et gênant et continuer sa route. Continuer. Dans la poussière de l’univers des atomes rayonnants, ceux qui ont gardé leur désir intact, leur beauté illumine la nuit et le jour. Poussières de nous, câlines, mains de géants viennent bercer, consoler notre inaptitude, tout donner. Tout donner car ils n’ont plus rien à perdre. Ils ont acquis la liberté. Celle de voir, de transcender, libérés des possessions, riches comme Crésus ils sont. Offrir des messages, partir en voie haute, nuages roses à l’horizon, détachés, plus de prison.

.

juin 30, 2010

D’apesanteur

.

Rien n’est fait pour rester.

.

Étiquettes :
juin 22, 2010

Evasion d’être

juin 21, 2010

La scène

J’ai repensé à cette robe sur la table, relevée. Ce moment hors des lignes. La maison khmère particulière. Une sorte de boutique en rez de chaussée , avec son grand store en fer, puis  l’étage de bois et d’alcôves. Le grand espace en bas, moitié ciel ouvert. Ciel ouvert. Tu m’avais vu faire la vaisselle accroupie dans la pièce d’eau au soleil. Tu avais aimé par dessus tout. Il y a des images comme ça que notre oeil capte sur lesquelles notre cerveau place tout et s’arrête définitivement sur une option vitale. Moi c’est cette robe offerte mes jambes autour de toi. A peine le temps de fermer le store derrière nous. Nos cieux ouverts toi debout moi sur la table. J’y reviens souvent. Ma table est mise. On reste dans des endroits. On y a creusé la vie dans nos antres méconnus dévoilés. On y est nés. Encore et encore. On s’accompagne et l’image porte ce désir possible quand on est au delà de soi-même, dépassé, laissant faire.

Étiquettes : ,
juin 20, 2010

A ma place

La musique est forte et douce

Dans la maison

Le vent s’emballe fouette les arbres qui plient

Dehors s’affirme

Je suis là avec toi

Et vivre s’ose

Se pose brillamment dans l’après-midi sans nom

Deux êtres s’aiment

.

Étiquettes : ,