Posts tagged ‘je ne cherche plus sur le net’

avril 21, 2011

Cette vie là

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Vacances à partir d’aujourd’hui. Je me prélasse, je fais le tour de blogs pas vu récemment. J’en vois qui prennent le large, trop assaillis de commentaires de tous poils pas toujours bon à gratter. J’en vois qui sont toujours aussi intelligents et la maladie vogue, rend leur mots encore plus fins et distants et chaleureux.

Je me revois ouvrir ce blog ici. Je revois les premiers lecteurs, l’ambiance, les textes posés que je connais par coeur. L’ouverture d’un blog où tu décides de te livrer, ce n’est pas rien. L’ouverture d’un blog tout court n’est pas rien. Ensuite le temps passe. Vont et viennent les survivants.

On se fait de l’électricité, le plaisir des découvertes. Les blogs sont égoïstes. L’auteur, le lecteur, ne me parlez pas de générosité. C’est le pour soi qui prime, y compris dans l’envie de rencontrer lecteur à son pied. Cendrillon brille.

On se croise. On vit des émotions fortes. Ici j’en ai vécu des vertigineuses. Des chocs. De ceux qui m’ont mis sur le nuage toute la journée. Oui, l’écriture c’est quelque chose. Le secret dévoilé. Le courrier qui fait l’aller et le retour.

L’émotion continue de traverser l’écran, onde des chocs. Avec le temps s’éteint aussi. Se fondent, s’endorment les passions, les premières fois, les frissons. On abandonne parfois.

Reste les rangs serrés. Les liens qui s’incrustent. Je me demande souvent pourquoi, comment.

Aucun ami ne lit mes blogs. A peine de temps en temps, à peine une ou deux. Rien de précis, rien de véritable. Mes vieilles amies ne savent pas du tout comment j’existe dans cette boîte, de ces contours là. Au tout début j’ai trouvé cela dommage. Maintenant j’en suis satisfaite. Ceux qui restent, ceux qui sont là, sont des secrets. D’une certaine vie.

Pas davantage, ai je tendance à penser quand je suis cynique. Douce mélodie, doux réconfort. Portée de voix.

On essaye tout, par touches non feintes. J’essaie tout. Et j’entends le merle du soir ce soir, très en forme. Qui refait sa sérénade chaque printemps. Connaitrais-je jamais sa vie  ?

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janvier 22, 2011

Tourne la page

Une page se tourne. Pour moi une page se tourne. Quelque chose bouge entre les lignes. Entre mes frontières de ce pays que je ne sais.

Retournée au café m’abreuver de la terre entière. Envie de parler  à tout le monde. Pris le carnet de moleskine encore jamais entamé. Dessiné, écrit, regardé, rêvé, retrouvé.

Retrouvé tous mes troquets que j’ai aimé et qui m’ont fait, dans le coeur battant de la vie. Entourée. Entourant. Dans les bras je reprends. Et l’air et le tournant.

 

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octobre 12, 2010

Je ne cherche plus

 

Je trouve de moins en moins le goût d’aller chercher sur le net. Je trouve de moins en moins de choses, forcément, puisque je cherche ailleurs. L’addiction s’estompe, sans douleur. Je pose des choses sur mes bouts d’espaces , j’en suis contente. Je fais un petit tour vers ceux que j’aime. Et le tour est joué. Le jeu s’éteint avec le clic de fin. J’ai trouvé plein même peu. Je n’ai plus de quête. Je connais les tartines et les bonnes confitures à mettre dessus. Aucune douleur ne se résous. Mais des petits- beurres dessous-dessus. Cela fait du bien. Tout est affaire d’humeur. Le grand charivari. On s’utilise, on pense les uns aux autres. Pleuplés de solitudes  qui font vivre. J’ai essuyé mon temps sur les vitres de l’ordinateur, je ne suis pas bonne pour faire les carreaux. J’ai moins l’envie car moins d’attente. Oui attentes j’avais, normal devant un nouveau joujou et ce néant de l’autre côté. Blanc des yeux. Soif. Vide.

Je ne cherche plus ce que j’ai trouvé. J’ai fait un premier tour, une première année moulti-bloguesque. Le temps des rencontres a commencé. On sait à qui on a à faire. On va se regarder dans les yeux.

C’est le mieux.

J’ai épluché des regrets, j’ai mis des peaux dans des pages, décortiqué certains souvenirs. J’ai parfois l’impression que cela m’a aidé, surtout ici. Je laisse le poids. Je me moque de moi. Je vois qu’il n’y a rien. Cette illusion qui demande tant de légèreté d’avec soi-même.

Sur la petite route il y avait, en lisière, cette fleur bleue. Elle s’appelle poésie, elle est au bord, entre gravillons, goudron, terre et herbes. En sandwich, en prise, entre le bord et le bord, chacun menant tout à fait ailleurs. Juste à la frontière quelque chose pousse, se maintient, se fout de tout, comme ces marchands sur les quais népalais qui suivent le train en courant, pour te vendre par la fenêtre leur produit, leur thé brûlant, ton repas. Jusqu’à ce que leurs pas puissent encore les porter, à la limite de la vitesse d’un corps, d’un bras tendu à se rompre, quelque chose s’impose à toi tant que tu crois vivre.

 

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