Posts tagged ‘passée là’

mars 6, 2011

Juste pour voir

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Je viens de trouver une petite faute de frappe dans un billet précédent que j’avais pourtant lu et relu attentivement plusieurs fois. Encore et encore. Et dont j’aurais juré que. Et  je ne t’aurais pas cru si tu m’avais dit  » Tu as mis un n au lieu d’un ù ! ». Non, je t’aurais dit « Mais qu’est ce que tu dis ? »

Ainsi vont nos vies. Vies et vécues et survécues et revécues et empruntées et relues et dites et pensées mais pourtant.

Il y a ces évidences comme le nez au milieu de tout toi. Il y a et tu repasses, tu vis, revis, devises, révises, passes, écoutes toi, regardes. Mais ne vois. La petite faute de frappe, là. La petite chose que tu as regardé mille fois et qu’il te suffirait de. D’un coup d’oeil, un bon matin comme celui là. Tu remets tout à l’endroit et se redresse la phrase. Te change une vie.

D’un regard. Se surmonte la peur ou l’ennui, le doute , l’ignorance. Le détail gigantesque qui passe le tournant. Le poteau indicateur et tu es enfin devant.

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février 13, 2011

Doux

Il fait doux. Depuis hier, depuis peut être plus longtemps mais il y a cette tendresse dans l’air. C’est drôle comme on n’oublie rien des sensations. Je ne sais pas ce qu’est cette mémoire intime entre nous et l’extérieur. Le temps qu’il fait, ce que cela nous fait, ce qu’il pose sur nous. Ce qu’il offre. Nous sommes des sauterelles fragiles. Repliées, dépliées. Tangibles et invisibles sont nos fils de sauterelles entre les arbres. L’arbre du printemps, celui de l’hiver. Il y a des moments où ils se tissent, nous ouvrent des voies. Je ne fais que ressentir et être surprise. Ce que je dis n’est que du vent.

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novembre 25, 2010

Tiens

Ce soir je m’endors sur des idées simples.

Je m’endormirai

Vogue l’âme

 

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septembre 6, 2010

Une journée

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Comment ? Et serait-ce trop de choses. Il y aurait ce qu’on pense et ce qui se passe. Comment ?

Il y aurait le rempli et le vide et toute la surface à tapisser de regrets, bande d’abrutis que tu es. Petit chose mal peignée qui traîne au dedans de toi. Se tenir debout est déjà assez difficile. Qu’ai je fais ce matin ? J’ai revu. Des lieux de travail et des personnes à côtoyer. Je sens que ce sera gai et fatigant, parce que toujours les gens. Toujours les gens, mais quand même. Le corps d’être. Une table autour. Un thé , deux thés, odeur de cannelle, des filles, des papiers. Rien de pressé. Ce lieu est vraiment aimable, je m’en bénis des deux pieds, je pourrais être tout à fait autre et ailleurs. J’y ai pensé tout de suite longeant le couloir  encore noirci  ( tout a cramé en janvier, la vie de quartier…) je me suis dit, ouf, tu échappes à cet autre bureau, à cet autre job  payé quatre fois plus mais tellement merdique. Un boulot ça te change la vie. Pas de boulot aussi.

Revenue je me sens sur le quai. Quelque chose va partir, va se dérouler. Et tout ce que je pensais être bien sûr, prend une autre tournure en refaisant les pas dans les rues, petites, petites maisons, calme, circulation, passage au pôle emploi déposer courrier, monde dans le hall, juste apercevoir, sourires, boîte aux lettres, poster une carte colorée pour une petite fille qui ne va plus à l’école, heureuse liberté accordée, parents qui veulent une vie autrement, et ce bébé de cette maman jeune collègue, qui à trois mois se retrouve  dans un lieu de garde collectif, pas fait pour elle, cadrage, rupture, parents qui ne savent pas, et tant mieux, ce qui se vit dans ces lieux là. Vaut-il mieux ne rien savoir parfois ?

J’étais tout de même toute désolée pour ce bout de chou de la savoir malheureuse déjà d’une séparation non voulue mais prise dans le flot, déjà dépendante de choix bizarre fait comme malgré. Encore un dommage à subir. Larmes et cris à peine sorti du nid. Je trouve qu’on apprend bien trop tôt les ruptures. Et ne va pas me dire que c’est pour notre bien.

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